Inspirée par la nature, je suis en quête des créations esthétiques que celle-ci façonne, lorsque les êtres et éléments s'agencent pour former un ensemble gracieux ou insolite.

GRACIEUSES EMPUSES
GRACIEUSES EMPUSES

"Gracieuses Empuses"

Dans la mythologie Grecque, «Empusa» fait référence à un spectre, un démon prenant l’apparence d’une femme.

En avril 2010, je découvrais et photographiais ma première Empuse sur un sentier tout proche de mon lieu de vie, à Villars-sur-Var, dans la moyenne Vallée du Var. Depuis, mon intérêt pour cette créature singulière s'est rapidement développé, et l'espoir de rencontrer et immortaliser de nouveaux individus a motivé de très nombreuses sorties photo au cours des 9 dernières années.

A l'occasion de cette première série photographique sur l'Empuse, j'ai choisi de montrer des images évoquant avant tout la grâce présente chez cet insecte particulier, tout en tentant de représenter une certaine diversité dans l'environnement végétal qui l'accueille, dans ses postures, ses coloris d'un individu à l'autre, mais aussi dans sa morphologie selon son stade de développement.

Quelques éléments sur l'espèce

Au même titre que sa cousine la plus connue la Mante religieuse (Mantis religiosa), l'Empuse pennée  (Empusa pennata) est l'une des 9 espèces de mantes présentes en France. C'est la seule représentante de la famille des Empusidae sur notre territoire. Affectionnant les zones ensoleillées, elle est présente sur le pourtour méditerranéen, en Provence, mais aussi sur la moitié sud de la Côte Atlantique.

En patiente prédatrice, elle est observable postée sur la végétation herbacée, immobile, bien souvent à la renverse, attendant qu'un insecte volant s'approche, pour le saisir avec ses pattes ravisseuses, ce repas pouvant la contenter pour un à plusieurs jours, selon son stade de croissance.

L'empuse éclot au cours de l'été et passe l'hiver à l'état de larve (reconnaissable à son abdomen recourbé), dénommée "Diablotin". Son activité hivernale étant très limitée, elle se passe aisément de nourriture. L'arrivée du printemps occasionne une succession de 5 mues. La dernière courant mai transforme le jeune diablotin en une empuse adulte de 7 à 8cm, les métamorphoses les plus flagrantes étant le redressement du thorax et l'apparition des élytres. On distingue alors aisément la femelle du mâle, ce dernier prenant des allures princières avec ses longues antennes pectinées et ses couleurs éclatantes. Mâles et femelles se côtoient paisiblement, avant comme après l'accouplement, qui se produit au début de l'été. La mort des mâles courant juillet est suivi de la ponte, chaque oothèque donnant naissance à environ 24 individus.

(sources : J-H Fabre - Souvenirs entomologiques, chap. XXII ; INPN/MNHN ; http://www.macro-nature.fr ; mes observations)

Mes observations

J'ai eu la chance d'observer et photographier plusieurs dizaines d'individus à Villars-sur-Var, la plupart sur le même sentier, à une altitude d'environ 500 à 700m en adret, mais également sur la commune voisine de Massoins, dans une clairière forestière, ainsi que sur la végétation de bord de route de cette même commune. J'ai aperçu également un jeune diablotin sur une prairie sèche de l'Hérault, et un autre parmi le thym en Drôme provençale.

Les années 2015 à 2018 ont été tristement beaucoup moins riches en observations, mais cette année 2019 m'a de nouveau apporté son lot de bonnes surprises.

C'est sur le thym et l'euphorbe que je l'ai le plus fréquemment observée, mais j'ai également eu l'occasion de la découvrir sur le chardon, la lavande, l'aphyllante de Montpellier, la vipérine, et sur d'autres plantes, que je n'ai pas systématiquement identifiées. 

La majorité de mes observations s'est produite de février à juin, puis en septembre - octobre. Rarement en décembre et août.

La grande majorité des individus étaient des diablotins, avec les variantes de couleurs suivantes : beige et blanc, gris et blanc, rose, rose et gris, rose et vert, brun rougeâtre. Les empuses adultes observées étaient toujours de couleur vert-jaune et rose pour le mâle, et verte et blanche pour la femelle.

Je les ai assez souvent observées en train de consommer leur proie, et à 3 ou 4 reprises, je les ai trouvées par couple. J'ai eu également la joie de photographier une exuvie.

ADORABLES BESTIOLES ET AUTRES DOUCEURS
ADORABLES BESTIOLES ET AUTRES DOUCEURS

Un voyage tout en douceur au cœur de la nature, aux portes du Mercantour, dans les Alpes-Maritimes.

Le long du sentier, au gré des senteurs variées, des chants pétillants et des doux jeux de lumière, les sens en éveil, j’avance. Mon regard accroche : je m’approche, délicatement... Je m’arrête, j’attends. Si peu pourtant ! Tout un petit monde se remet en mouvement ! Mon inspiration est décuplée : le spectacle a commencé, je vous invite à m’y accompagner.

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